Secteur · Hôtel
Un hôtel fonctionne jour et nuit, toute l’année, avec un niveau de confort qui fait partie de la promesse commerciale. Réduire ses consommations de 40 % d’ici 2030 ne peut donc pas passer par des restrictions visibles pour le client. Le décret tertiaire oblige les exploitants et propriétaires hôteliers à travailler là où le client ne voit rien : production d’eau chaude, chauffage et climatisation des chambres inoccupées, pilotage technique.
Trois traits distinguent l’hôtel d’un immeuble de bureaux :
Il faut aussi composer avec la répartition propriétaire-exploitant, très fréquente dans le secteur : murs détenus par une foncière, exploitation par un groupe, une franchise ou un contrat de gestion. Les deux sont redevables du décret tertiaire.
L’hôtellerie dispose de valeurs absolues propres, déclinées selon le type d’établissement et les espaces associés. Un hôtel peut donc combiner plusieurs sous-catégories : hébergement, restauration, salles de réunion, bureaux, espaces de bien-être. La part usages de la valeur absolue est modulée par des indicateurs d’intensité d’usage, dont l’occupation : il est essentiel de les renseigner plutôt que de laisser OPERAT appliquer la valeur étalon. Les fiches officielles sont publiées sur le site du ministère. Pour arbitrer entre objectif relatif et valeur absolue, voir objectif relatif ou valeur absolue.
Mettre la chambre en mode inoccupé tant qu’elle n’est pas louée, et la remettre en confort avant l’arrivée du client, est un levier propre à l’hôtellerie. Il suppose de relier le système de gestion hôtelière, la GTB et les terminaux de chambre. Voir levier pilotage : GTB et régulation et, pour la technique GTB, smt-en.com.
Calorifugeage des réseaux, réglage des températures dans le respect des règles sanitaires de prévention des légionelles, récupération de chaleur sur les groupes froids ou sur les eaux grises, pompes à chaleur dédiées à l’eau chaude.
Le remplacement d’une chaudière ou d’un groupe froid est l’occasion de passer à une pompe à chaleur ou de se raccorder à un réseau de chaleur. Voir levier chauffage et climatisation.
LED, détection dans les circulations, programmation des éclairages de façade et d’enseigne.
Une rénovation complète des chambres, souvent planifiée par cycles, est le moment de traiter menuiseries et isolation, sans fermeture supplémentaire de l’établissement.
Une hausse durable de fréquentation augmente mécaniquement les consommations. Deux mécanismes permettent d’en tenir compte :
Le choix de l’année de référence compte aussi : une année marquée par une activité anormalement faible ne donne pas une base représentative. Lorsque des contraintes techniques ou patrimoniales empêchent d’atteindre l’objectif (hôtel classé, façades protégées), un dossier de modulation peut être préparé.
Un groupe ou un réseau d’hôtels gagne à :
En période P6 (2026-2030) : BAT-TH-116 (GTB de classe A ou B, bâtiment de plus de 2 ans), BAT-TH-146 et BAT-TH-155 (calorifugeage des réseaux et des points singuliers), BAT-TH-163 et 164 (pompes à chaleur, avec coup de pouce chauffage tertiaire pour les travaux achevés avant le 31/12/2027), BAT-TH-127 (raccordement à un réseau de chaleur) et BAT-EQ-127 (LED, non cumulable avec BAT-TH-116). Condition commune : le rôle actif et incitatif de l’obligé, formalisé avant la signature du devis. Notre accompagnement CEE vise à maximiser le ROI des travaux.
Cela dépend de sa surface, pas de son nombre de chambres. Le seuil est de 1 000 m² de surfaces tertiaires sur le bâtiment ou le site, parties communes, restaurant et locaux techniques compris selon les règles de calcul. Un hôtel de 50 chambres peut tout à fait l’atteindre. Une vérification sur plans ou à partir des données cadastrales permet de trancher.
Les deux sont redevables. En général, le propriétaire porte les investissements sur l’enveloppe et les équipements lourds, l’exploitant les réglages, la maintenance et les usages. La répartition dépend du bail ou du contrat de gestion. Elle doit être formalisée, y compris pour savoir qui déclare dans OPERAT et qui fournit les données.
Oui, s’ils font partie de l’établissement assujetti. Ils doivent être rattachés à la sous-catégorie adaptée, avec leurs consommations. Ce sont souvent des postes importants, sur lesquels la couverture des bassins, la récupération de chaleur sur la déshumidification et le pilotage des températures sont des leviers à étudier.
L’objectif s’apprécie sur des consommations annuelles, ce qui lisse la saisonnalité. Il faut en revanche veiller à la représentativité de l’année de référence et renseigner les indicateurs d’intensité d’usage. Pour un établissement fermé une partie de l’année, la période de fermeture doit apparaître clairement dans les données déclarées.