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La loi APER impose aux propriétaires de grands parkings extérieurs de les couvrir d’ombrières, et aux bâtiments neufs ou lourdement rénovés de solariser ou de végétaliser une part de leur toiture. Le calendrier a été modifié par la loi n° 2025-1129 du 26 novembre 2025, qui a aussi ouvert la voie à des solutions mixtes. Cette page fait le point, et vous aide à transformer l’obligation en projet rentable.
La loi APER poursuit un objectif : accélérer la production d’électricité renouvelable en mobilisant des surfaces déjà artificialisées. Pour les entreprises, elle se traduit par deux obligations distinctes, qui ne relèvent pas des mêmes textes ni des mêmes calendriers :
L’obligation vise les parcs de stationnement extérieurs existants d’une superficie supérieure à 1 500 m². La superficie s’entend de l’ensemble du parc : places, voies de circulation et zones de manœuvre. Sont concernés les parkings de commerces, de sites logistiques, d’immeubles de bureaux, d’hôtels, d’établissements de santé, etc.
Le parc doit être équipé, sur au moins la moitié de sa superficie, d’ombrières intégrant un procédé de production d’énergies renouvelables, en pratique des modules photovoltaïques. La loi n° 2025-1129 a assoupli les modalités :
> Exemple illustratif de lecture du procédé mixte : pour un parking de 10 000 m², la surface à ombrager est de 5 000 m². Avec un procédé mixte, les ombrières photovoltaïques doivent couvrir au moins 35 % de ces 5 000 m², soit 1 750 m², et jusqu’à 3 250 m² peuvent être ombragés par de la végétalisation.
| Superficie du parc | Échéance initiale | Report possible (loi 2025-1129) | Conditions du report |
|---|---|---|---|
| 10 000 m² et plus | 1er juillet 2026 | 1er janvier 2028 | Engagement contractuel au plus tard le 30 juin 2026 et commande signée avant le 31 décembre 2026 |
| De 1 500 à 10 000 m² | 1er juillet 2028 | 1er janvier 2030 | Engagement contractuel au plus tard le 30 juin 2027 et commande signée avant le 31 décembre 2027 |
Les conditions exactes de l’engagement (contrat, versement d’un acompte, bon de commande) sont précisées par le texte de loi et doivent être vérifiées pour chaque projet. En cas de résiliation du contrat par le fournisseur, un délai supplémentaire est prévu, dans la limite de la date butoir. Le détail des reports et des exemptions est développé sur notre page loi APER : exemptions et reports.
L’obligation pèse sur le propriétaire du parc de stationnement. En cas de concession ou de délégation de service public, la situation du gestionnaire doit être analysée au regard du contrat. Dans un ensemble immobilier en copropriété ou en volumes, la répartition des responsabilités doit être clarifiée en amont, car elle conditionne le montage du projet.
En l’absence de mise en conformité, une sanction pécuniaire peut être prononcée chaque année, jusqu’à 20 000 € par an pour un parc de moins de 10 000 m² et 40 000 € par an pour un parc de 10 000 m² et plus.
L’article L171-4 du CCH impose l’intégration d’un procédé de production d’énergie renouvelable, d’un système de végétalisation ou de tout autre dispositif aboutissant au même résultat, lors de :
| Date de dépôt de la demande d'autorisation | Part minimale de la toiture |
|---|---|
| Jusqu'au 30 juin 2026 | 30 % |
| Depuis le 1er juillet 2026 | 40 % |
| À partir du 1er juillet 2027 | 50 % |
L’obligation peut être écartée, ou réduite, dans plusieurs cas prévus par les articles R171-32 et suivants du CCH et l’arrêté du 19 décembre 2023 : contraintes techniques, de sécurité, architecturales ou patrimoniales, ou coûts économiquement inacceptables (par exemple lorsque le surcoût dépasse 15 % du coût total hors taxes des travaux). Le maître d’ouvrage joint à sa demande d’autorisation d’urbanisme une attestation et les pièces justificatives.
Le non-respect de l’obligation relève du contrôle des règles de construction. Selon service-public.gouv.fr, il expose à une amende administrative pouvant atteindre 100 000 € pour une personne morale, assortie le cas échéant d’une astreinte, ainsi qu’à des sanctions pénales.
Un projet de loi d’adaptation au droit de l’Union européenne prévoyait d’abaisser certains seuils de surface. À la date de rédaction, ces dispositions n’ont pas été définitivement adoptées. Nous mettrons cette page à jour en cas de publication.
Une ombrière ou une toiture photovoltaïque est un actif de production. Selon le modèle retenu, elle peut :
Le choix entre investissement propre, tiers investissement et location de surface dépend de votre capacité d’investissement, de votre profil de consommation, de la durée de détention de l’actif et de la structure du foncier. Il n’existe pas de réponse universelle : chaque modèle a ses avantages et ses contraintes contractuelles sur vingt ans ou plus.
Smart Tech, bureau d’études énergie indépendant, ne vend ni panneaux ni ombrières. Notre rôle est de sécuriser vos décisions :
Les parcs de stationnement extérieurs existants de plus de 1 500 m² doivent être équipés, sur au moins la moitié de leur superficie, d’ombrières intégrant une production d’énergie renouvelable. Les échéances sont fixées au 1er juillet 2026 pour les parcs de 10 000 m² et plus, et au 1er juillet 2028 pour les autres, avec des reports possibles sous conditions.
Partiellement. Depuis la loi n° 2025-1129 du 26 novembre 2025, un procédé mixte est admis : la moitié de la superficie à ombrager peut combiner ombrières photovoltaïques et végétalisation, à condition que les ombrières photovoltaïques couvrent au moins 35 % de cette moitié. Les arbres seuls ne suffisent pas, sauf cas d’exemption.
Une sanction pécuniaire peut être prononcée chaque année tant que le parc n’est pas mis en conformité. Elle peut atteindre 20 000 € par an pour un parc de moins de 10 000 m² et 40 000 € par an pour un parc de 10 000 m² et plus.
L’obligation sur les toitures s’applique lors de la construction, de l’extension ou de la rénovation lourde d’un bâtiment, lorsque l’emprise au sol des travaux dépasse 500 m². Une toiture existante sans projet de travaux n’est pas soumise, à ce titre, à une obligation de solarisation immédiate.
Non. Pour les parcs de 10 000 m² et plus, le report suppose un engagement contractuel au plus tard le 30 juin 2026 et une commande signée avant le 31 décembre 2026. À défaut, l’échéance du 1er juillet 2026 reste applicable. Les conditions exactes doivent être vérifiées dans le texte de loi.