Décret tertiaire · Paris et en Île-de-France
L’Île-de-France concentre une part considérable de l’effort national du décret tertiaire : d’après la DRIEAT, la région représentait, pour l’année de consommation 2023, environ 25 % des entités déclarées dans OPERAT, 24 % des surfaces et 36 % des consommations énergétiques déclarées. Pour un propriétaire ou un occupant francilien, l’enjeu est moins de découvrir l’obligation que de tenir la trajectoire dans des immeubles denses, multi-preneurs et souvent anciens.
Les huit départements d’Île-de-France sont classés en zone climatique H1a. Ce classement intervient à deux niveaux dans le décret tertiaire :
En zone H1a, le chauffage pèse lourd dans la composante CVC. Les leviers sur la production de chaleur, la régulation et l’enveloppe ont donc un poids particulier dans la trajectoire francilienne.
En Île-de-France, le relais régional est la Direction régionale et interdépartementale de l’environnement, de l’aménagement et des transports (DRIEAT). Elle exploite les données OPERAT pour les statistiques régionales et organise des webinaires d’information. Dans une présentation de novembre 2025, elle indique que ses unités départementales et les DDT ont adressé des courriers aux communes absentes d’OPERAT, en parallèle des relances de l’ADEME sur les déclarations manquantes ou incohérentes.
Les sanctions (mise en demeure, publication, programme d’actions, amende administrative jusqu’à 7 500 € pour une personne morale) relèvent du préfet du département. Voir sanctions et contrôles.
Le parc francilien présente trois grandes familles, aux enjeux différents.
Quartier central des affaires parisien, La Défense, Boucle sud (Boulogne-Billancourt, Issy-les-Moulineaux), Paris Rive Gauche, Plaine Saint-Denis : ces pôles réunissent des immeubles de grande hauteur ou de grande surface, souvent multi-preneurs. Les enjeux sont la gouvernance bailleur-preneurs, la conformité BACS des installations CVC de forte puissance et l’arbitrage entre rénovation lourde et optimisation d’exploitation. Notre page décret tertiaire bureaux détaille la méthode.
Une partie du parc parisien est située dans des immeubles anciens, parfois protégés. Les travaux d’enveloppe y sont contraints, ce qui rend plus fréquente la préparation d’un dossier de modulation pour contraintes architecturales ou patrimoniales, à condition de le justifier par une étude.
Plateformes du secteur de Roissy, de Sénart, de l’est de la Seine-et-Marne et du Val-d’Oise, marché d’intérêt national de Rungis : ici, le décret tertiaire se combine avec la loi APER (toitures et parkings) et l’IRVE. Voir décret tertiaire entrepôt.
| Date | Échéance |
|---|---|
| 01/07/2026 | Attestation numérique OPERAT pleinement obligatoire |
| 30/09/2027 | Déclaration des consommations 2026 ; dépôt des dossiers de modulation selon les textes en vigueur, à confirmer au cas par cas |
| 11/10/2027 | ISO 50001 obligatoire au-delà de 23,6 GWh/an |
| 01/01/2030 | Décret BACS pour les systèmes de 70 à 290 kW |
| 31/12/2031 | Vérification de l'objectif 2030 |
Smart Tech intervient dans toute la France depuis son agence de Colombes, dans les Hauts-de-Seine. Pour les patrimoines franciliens, cette proximité facilite les visites techniques répétées, les réunions avec les preneurs et la présence aux comités de suivi. Nos experts ont accompagné plus de 5 millions de m² et plus de 150 clients, en restant indépendants des fournisseurs d’énergie, des éditeurs de logiciels et des installateurs. Pour les foncières et asset managers, voir aussi décret tertiaire foncières.
Paris et les sept autres départements d’Île-de-France sont en zone H1a. Cette zone, combinée à la tranche d’altitude, détermine la composante chauffage-ventilation-climatisation de la valeur absolue de chaque catégorie d’activité. Les consommations déclarées sont par ailleurs ajustées par OPERAT aux variations climatiques à l’échelle du département.
La vérification de l’atteinte des objectifs s’appuie sur la plateforme OPERAT, gérée par l’ADEME. Les relances et l’information relèvent notamment de la DRIEAT, de ses unités départementales et des DDT de grande couronne. Les mises en demeure et sanctions sont prononcées par le préfet du département où se situe le bâtiment.
Le décret tertiaire est national : le cadre réglementaire est le même partout. La proximité compte surtout pour les visites, les relevés et le suivi avec les exploitants. Smart Tech, basé à Colombes, intervient à Paris et dans les Hauts-de-Seine comme sur tout le territoire.
Non, il n’existe pas d’exemption générale. En revanche, l’objectif peut être modulé si des contraintes architecturales ou patrimoniales empêchent certains travaux, par exemple sur les façades ou les menuiseries. La modulation se justifie par une étude énergétique et un dossier déposé dans OPERAT.