CEE pour les entreprises
La fiche BAT-EN-101 est la fiche CEE qui finance l’isolation des combles perdus ou des rampants de toiture dans les bâtiments tertiaires existants. La toiture est souvent le premier poste de déperdition d’un bâtiment ancien, et cette opération est l’une des mieux valorisées parmi les travaux d’enveloppe. Encore faut-il atteindre la résistance thermique exigée, respecter les délais imposés par la fiche et engager l’opération avant son abrogation.
Mis à jour le 02/11/2026 · Lecture 5 min
La fiche BAT-EN-101 couvre la pose d’un isolant thermique sur le plancher de combles perdus ou sous les rampants d’une toiture inclinée, dans un local tertiaire existant. Elle ne couvre pas les toitures-terrasses, qui relèvent d’une autre fiche, ni les locaux industriels, qui disposent de leur propre fiche d’isolation.
Le volume de certificats dépend de la surface d’isolant posée, de la zone climatique du bâtiment et de son secteur d’activité (bureaux, enseignement, commerces, hôtellerie-restauration, santé, autres). Un facteur correctif selon le secteur s’applique ; il est plus favorable aux établissements de santé, dont les durées d’occupation sont plus longues. Le montant forfaitaire en kWh cumac figure dans la fiche officielle, selon la version en vigueur.
La fiche s’applique aux locaux du secteur tertiaire existants, réservés à une utilisation professionnelle. L’attestation sur l’honneur demande de confirmer que le bâtiment existe depuis plus de deux ans à la date d’engagement de l’opération. Les bâtiments neufs ne sont pas éligibles.
C’est la condition centrale. La résistance thermique R de l’isolation installée doit être supérieure ou égale à 6 m².K/W, que la pose soit en plancher de combles perdus ou en rampant de toiture. Elle est évaluée selon les normes NF EN 12664, NF EN 12667 ou NF EN 12939 pour les isolants classiques, et selon la norme NF EN ISO 22097 pour les isolants réfléchissants.
Seule la résistance de l’isolant posé compte : l’isolant existant n’est pas pris en compte dans le calcul.
La fiche exige que la mise en place soit réalisée par un professionnel. Elle ne fixe pas, dans sa version actuelle, de qualification particulière pour le tertiaire, contrairement aux fiches résidentielles.
Un pare-vapeur, ou tout dispositif équivalent, doit être mis en place lorsqu’il est nécessaire pour protéger l’isolant des transferts d’humidité. La facture doit aussi mentionner les aménagements nécessaires à la pose : coffrage ou écran de protection autour des conduits de fumée et des luminaires encastrés, rehausse rigide au-dessus de la trappe d’accès.
Deux délais sont à respecter. Un délai minimal de sept jours francs doit séparer la date d’acceptation du devis et le début des travaux. Et une opération ne peut être engagée moins de douze mois après l’engagement d’une opération portant sur le même bâtiment et le même bénéficiaire.
Comme pour toute opération CEE, l’offre de l’obligé ou de son délégataire doit être acceptée avant la signature du devis de travaux. Un devis signé avant l’accord de l’obligé rend l’opération inéligible, quelle que soit la qualité de l’isolation posée (voir CEE pour les entreprises).
La preuve de réalisation, en général la facture, doit mentionner :
À défaut, la facture doit indiquer la marque et la référence du matériau et sa surface, et être complétée par un document du fabricant ou d’un organisme accrédité attestant qu’il s’agit d’un isolant et précisant ses caractéristiques thermiques. Si la référence existe en plusieurs épaisseurs, l’épaisseur posée doit impérativement figurer sur la facture.
Pour un bâtiment soumis au décret tertiaire, l’isolation des combles est l’un des leviers d’enveloppe les plus simples à mettre en œuvre, sans interruption d’activité. Elle réduit les besoins de chauffage et, en été, limite les surchauffes sous toiture. Nous détaillons l’arbitrage entre les postes d’enveloppe sur la page levier isolation. Isoler avant de remplacer la chaufferie permet en outre de redimensionner les équipements à la baisse.
La fiche BAT-EN-101 peut se cumuler, sur un même bâtiment, avec les fiches BAT-EN-102 (isolation des murs) et BAT-EN-103 (isolation d’un plancher bas), qui portent sur des parois distinctes. La règle des douze mois entre deux opérations portant sur le même bâtiment et le même bénéficiaire s’applique toutefois fiche par fiche : un programme d’isolation complet doit être planifié en conséquence.
Le volume de certificats est fixé par la fiche, mais le prix auquel il est valorisé dépend de la négociation avec l’obligé ou son délégataire. Mettre plusieurs offres en concurrence avant la signature du devis améliore le ROI de l’opération. Nous détaillons cette démarche sur la page valoriser ses CEE et coups de pouce.
Smart Tech, bureau d’études énergie indépendant, ne vend ni isolant ni travaux et n’est lié à aucun obligé. Nous intervenons pour :
La résistance thermique de l’isolation installée doit être supérieure ou égale à 6 m².K/W, en plancher de combles perdus comme en rampant de toiture. Seul l’isolant posé compte ; l’isolant existant n’est pas pris en compte. La valeur est évaluée selon les normes NF EN 12664, 12667 ou 12939, ou NF EN ISO 22097 pour les isolants réfléchissants.
Non. La fiche exige que la mise en place soit réalisée par un professionnel, sans qualification particulière dans sa version en vigueur, contrairement aux fiches du secteur résidentiel. La facture doit en revanche comporter toutes les mentions prévues par la fiche.
La fiche, dans sa version A64-4, est abrogée à compter du 1er mai 2027. Les opérations doivent être engagées avant cette date, après acceptation de l’offre de l’obligé. Une fiche révisée pourra lui succéder, avec des conditions et un montant différents, selon la version alors en vigueur.
Oui. Les fiches BAT-EN-101, BAT-EN-102 et BAT-EN-103 portent sur des parois différentes et peuvent être mobilisées sur un même bâtiment. Il faut toutefois tenir compte de la règle qui interdit d’engager une opération moins de douze mois après une opération précédente sur le même bâtiment et pour le même bénéficiaire.