Expertises · Expertise
Une action d’économie d’énergie bien identifiée peut encore échouer à l’étape des travaux : cahier des charges imprécis, offres impossibles à comparer, équipement installé mais mal paramétré, prime CEE perdue faute de pièces. L’AMO travaux énergétiques, ou assistance à maîtrise d’ouvrage, sécurise le passage du plan d’actions à des résultats mesurables, sans conflit d’intérêts.
Mis à jour le 02/11/2026 · Lecture 3 min
Les travaux d’efficacité énergétique présentent des risques propres.
La performance n’est pas garantie par l’installation. Une GTB posée sans programmation adaptée, une pompe à chaleur mal dimensionnée ou une régulation laissée en réglages d’usine ne produisent pas les économies prévues. Le décret BACS exige par exemple un suivi horaire par zone, la conservation des données pendant cinq ans, la détection des dérives, l’interopérabilité et une possibilité d’arrêt manuel : ces fonctions doivent être vérifiées, pas supposées.
La conformité réglementaire se joue dans les détails. Classe GTB visée selon la norme NF EN ISO 52120-1, taux de couverture des ombrières au titre de la loi APER, nombre de points de recharge : chaque exigence doit figurer dans le cahier des charges et être contrôlée à la réception.
Le financement dépend des documents. Les fiches CEE imposent des caractéristiques techniques et des mentions précises sur les devis et factures. Une pièce manquante peut faire perdre la prime.
Rédaction du cahier des charges technique à partir du diagnostic : performances attendues, exigences réglementaires, fonctions de GTB par lot, points de comptage, documents à remettre, conditions CEE. Pour les spécifications GTB détaillées, voir aussi smt-en.com.
Dossier de consultation, visites, réponses aux questions, mise en concurrence sur une base identique.
Tableau comparatif technique et financier, vérification de la conformité au cahier des charges, identification des écarts et des options, aide à la négociation et au choix.
Validation des documents d’exécution (notes de calcul, schémas, analyse fonctionnelle), réunions de chantier, comptes rendus, suivi du planning et des points d’arrêt.
Opérations préalables à la réception : essais fonctionnels, vérification des paramétrages et des fonctions de GTB, contrôle des performances annoncées, liste des réserves et suivi de leur levée, réception du dossier des ouvrages exécutés (DOE) et des pièces nécessaires au dossier CEE.
Après la mise en service, comparaison des consommations mesurées avec les gains attendus et recommandations de réglage si un écart apparaît.
L’AMO prend tout son sens après un audit et diagnostic énergétique qui a fixé les priorités : chaque lot de travaux répond alors à un gain identifié et à une échéance connue.
L’assistance à maîtrise d’ouvrage consiste à conseiller et représenter le propriétaire ou l’exploitant pendant le projet de travaux. Le bureau d’études rédige le cahier des charges, consulte les entreprises, analyse les offres, suit le chantier et vérifie à la réception que l’installation atteint les performances et la conformité attendues.
Parce que le conseil et l’exécution ne doivent pas se confondre. Une AMO indépendante n’a aucun intérêt à orienter le choix vers une marque ou une entreprise. Elle compare les offres sur des critères objectifs et défend uniquement les intérêts du maître d’ouvrage, y compris lors de la réception et de la levée des réserves.
La présence et le bon fonctionnement des fonctions prévues : suivi des consommations, régulation par zone, alarmes et détection des dérives, pilotage et arrêt manuel, communication avec les équipements. On contrôle aussi les paramétrages, les historiques de données, la documentation et, si une fiche CEE est visée, la classe atteinte.
Oui. Pour la loi APER ou l’obligation de bornes de recharge, nous rédigeons le programme, consultons les entreprises et vérifions à la réception le respect des exigences réglementaires et contractuelles. Nous intégrons aussi les échéances et les conditions de report prévues par les textes.