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Les certificats d’économies d’énergie (CEE) sont aujourd’hui le premier levier de financement des travaux d’efficacité énergétique des entreprises. Ils peuvent couvrir une part significative d’un projet de chauffage, de GTB, d’éclairage ou d’isolation. Ils sont aussi la source de nombreux refus de dossier, faute d’avoir respecté une règle simple au bon moment. Cette page vous explique comment le dispositif fonctionne et comment en tirer le meilleur ROI.
Le dispositif des CEE a été créé en 2005. L’État impose aux vendeurs d’énergie (électricité, gaz, fioul, carburants, chaleur), appelés obligés, de réaliser ou de faire réaliser des économies d’énergie. Chaque obligé reçoit un objectif exprimé en kWh cumac (kilowattheures cumulés et actualisés sur la durée de vie de l’équipement).
Pour l’atteindre, l’obligé finance des travaux chez des consommateurs : ménages, collectivités, et entreprises. En contrepartie de ce financement, il obtient des certificats qui attestent des économies réalisées. S’il n’atteint pas son objectif, il s’expose à des pénalités.
Pour une entreprise, cela signifie qu’une prime peut être versée pour des travaux d’économies d’énergie, à condition que l’opération soit éligible et que le dossier soit constitué selon les règles.
La 6e période du dispositif a débuté le 1er janvier 2026 et s’achèvera le 31 décembre 2030. Elle est encadrée par le décret n° 2025-1048. Son principal changement est quantitatif : l’obligation passe à 1 050 TWh cumac par an, contre 775 TWh cumac en 5e période, soit une hausse d’environ 35 %.
Pour les entreprises, cette hausse a une conséquence directe : les obligés doivent trouver davantage d’opérations à financer. Les travaux des secteurs tertiaire et industriel, qui génèrent des volumes importants de certificats par opération, sont particulièrement recherchés.
Des textes complémentaires publiés en 2026 font évoluer certaines fiches et certaines bonifications. Leur portée précise doit être vérifiée sur les sources officielles avant tout engagement.
Chaque type de travaux éligible fait l’objet d’une fiche d’opération standardisée, publiée par arrêté. La fiche définit :
Les fiches sont codées selon le secteur et la nature des travaux : BAT pour le bâtiment tertiaire, IND pour l’industrie, puis un code pour la catégorie (TH pour thermique, EQ pour équipement, EN pour enveloppe, UT pour utilités, BA pour bâtiment industriel, SE pour services). Nous présentons les plus courantes sur notre page fiches CEE tertiaire et industrie.
Le volume de certificats calculé selon la fiche est ensuite valorisé à un prix par MWh cumac, négocié avec l’obligé ou son délégataire. Ce prix n’est pas fixé par l’État : il résulte du marché, de la conjoncture et de la négociation. Deux offres pour le même chantier peuvent donc présenter des écarts importants. Nous détaillons les leviers de valorisation sur la page valoriser ses CEE et coups de pouce.
Certaines opérations bénéficient de bonifications, appelées « coups de pouce », qui multiplient le volume de certificats. Pour le tertiaire, le coup de pouce chauffage des bâtiments tertiaires multiplie le volume des opérations de remplacement d’une chaudière fossile par une pompe à chaleur ou un raccordement à un réseau de chaleur.
Le dispositif repose sur l’idée que la prime incite à réaliser les travaux. Le Code de l’énergie exige donc que l’obligé ait joué un rôle actif et incitatif dans la décision. Concrètement :
C’est la première cause de refus des dossiers. Elle se produit le plus souvent lorsque l’entreprise découvre les CEE après avoir signé avec son installateur. Pour un réseau multi-sites, le risque se multiplie : une procédure interne simple, qui impose de vérifier le cadre CEE avant toute validation de devis de travaux énergétiques, évite la plupart de ces pertes. Elle peut être intégrée au circuit d’achat existant, sans alourdir les délais.
Les CEE ne sont pas un dispositif isolé. Ils financent une partie des actions qui permettent de respecter vos obligations réglementaires :
Un point d’attention : en réduisant le coût net des travaux, les CEE raccourcissent le temps de retour sur investissement. Cela renforce l’intérêt économique des opérations, mais rend aussi plus difficile la démonstration d’une exemption fondée sur un TRI excessif, au titre du décret BACS comme du décret tertiaire.
Les fiches IND couvrent les utilités et les procédés : récupération de chaleur sur compresseurs ou groupes froid, variateurs de vitesse, moteurs performants, isolation des points singuliers, systèmes de management de l’énergie. Pour un industriel soumis à l’audit énergétique ou à l’ISO 50001, les CEE sont un moyen direct de financer le plan d’actions publié.
Au-delà des fiches standardisées, les opérations spécifiques permettent de valoriser des projets atypiques, qui ne correspondent à aucune fiche, sur la base d’une étude d’économies justifiée. Elles demandent un dossier plus lourd, mais concernent souvent les projets les plus importants.
Smart Tech, bureau d’études énergie indépendant, ne revend pas de certificats et n’est lié à aucun obligé. Notre rôle est de sécuriser votre dossier et de maximiser le ROI de vos travaux :
Nos experts ont accompagné plus de 150 clients et plus de 5 millions de m², au sein de 5 pôles d’expertise.
Les fournisseurs d’énergie, soumis à une obligation d’économies d’énergie fixée par l’État, financent des travaux chez les entreprises en échange de certificats. L’entreprise perçoit une prime calculée selon une fiche d’opération standardisée, à condition que l’opération soit éligible et que l’offre de l’obligé ait été acceptée avant la signature du devis.
Le montant dépend du volume de certificats calculé selon la fiche (en kWh cumac), des éventuelles bonifications et du prix du MWh cumac négocié avec l’obligé. Ce prix est fixé par le marché, pas par l’État. Une estimation fiable suppose de connaître la fiche, les caractéristiques des travaux et les offres disponibles.
Non. Le rôle actif et incitatif de l’obligé doit être formalisé avant la signature du devis ou du bon de commande. Un devis signé avant cette étape rend l’opération inéligible, même si toutes les conditions techniques sont remplies. C’est la première cause de refus des dossiers.
La 6e période couvre les années 2026 à 2030. Encadrée par le décret n° 2025-1048, elle porte l’obligation des fournisseurs d’énergie à 1 050 TWh cumac par an, contre 775 en 5e période. Cette hausse accroît la demande des obligés pour les opérations tertiaires et industrielles.
Le niveau de financement varie selon les opérations, les bonifications et le prix du marché. L’enjeu n’est pas d’annuler le coût des travaux, mais de maximiser la prime et le ROI global du projet, en choisissant les bonnes opérations et en mettant en concurrence les offres de valorisation.