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Smart Tech

CEE pour les entreprises

Valorisation des CEE : obtenir le meilleur prix pour vos certificats

La valorisation des CEE est l’étape où se joue une grande partie du montant de la prime. Pour un même chantier et un même volume de certificats, deux offres peuvent présenter des écarts importants. Ce n’est pas une anomalie : le prix du MWh cumac se négocie. Cette page explique comment il se forme, comment mettre les offres en concurrence et comment tirer parti du coup de pouce chauffage tertiaire.

Mis à jour le 02/11/2026 · Lecture 4 min

L’essentiel
Prime = volume de certificats (fixé par la fiche) × prix du MWh cumac (fixé par le marché et la négociation)
Acteursobligés (fournisseurs d'énergie), délégataires, mandataires
Levier n° 1la mise en concurrence des offres, avant la signature du devis de travaux
Coup de pouce chauffage tertiairevolume multiplié par 3 (PAC air/eau), 4 (PAC eau/eau) ou 5 (géothermie) en remplacement d'une chaudière fossile
Vigilancecomparer les offres à conditions équivalentes (modalités de versement, responsabilité en cas de contrôle)

Comment se forme le montant d'une prime CEE

Une prime CEE résulte de deux termes :

  1. Le volume de certificats, exprimé en kWh cumac (ou en MWh cumac), calculé selon la fiche d’opération standardisée applicable et multiplié, le cas échéant, par une bonification. Ce volume est déterminé par les textes : il ne se négocie pas.
  2. Le prix unitaire auquel ce volume est valorisé, exprimé en euros par MWh cumac. Ce prix n’est pas fixé par l’État. Il résulte de l’offre et de la demande de certificats, de la situation de chaque obligé au regard de son objectif, et de la négociation.

La hausse de l’obligation en 6e période (1 050 TWh cumac par an, contre 775 en 5e période) accroît la demande des obligés, sans que son effet sur les prix puisse être anticipé avec certitude. Nous ne publions pas de cours indicatif : un prix cité hors contexte serait trompeur.

valorisation CEE, comparaison d'offres de prime

Les acteurs à qui vendre ses certificats

Vos certificats peuvent être valorisés auprès des obligés (fournisseurs d’énergie soumis à l’obligation), des délégataires auxquels des obligés ont délégué tout ou partie de leur obligation, ou par l’intermédiaire de mandataires qui constituent les dossiers pour leur compte. Chacun a sa politique de prix, ses fiches de prédilection et ses exigences de dossier.

Mettre les offres en concurrence : la méthode

1. Avant toute signature

La mise en concurrence doit intervenir avant la signature du devis de travaux. L’offre retenue doit être formalisée et acceptée à ce stade pour respecter la condition de rôle actif et incitatif. Une fois le devis signé, il est trop tard pour négocier, et pour obtenir une prime.

2. Un dossier de consultation clair

Pour obtenir des offres comparables, décrivez précisément :

  • la ou les fiches visées et leur version ;
  • les caractéristiques techniques de l’opération (surface, puissance, performances) ;
  • le volume estimé de certificats et l’éventuelle bonification ;
  • le calendrier prévisionnel des travaux.

3. Comparer à conditions équivalentes

Le prix au MWh cumac n’est pas le seul critère. Comparez aussi :

  • les modalités de versement : à la réception du dossier complet, à la validation, à l’enregistrement des certificats ;
  • la répartition du risque en cas de contrôle non conforme : qui supporte l’annulation des certificats ;
  • les exigences documentaires et l’accompagnement proposé ;
  • la durée de validité de l’offre, au regard du calendrier des travaux.

4. Formaliser

L’offre retenue est formalisée par un document signé, daté, antérieur au devis de travaux, qui précise l’opération, le volume estimé, le prix et les conditions de versement.

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Le coup de pouce chauffage des bâtiments tertiaires

Le principe

Le coup de pouce « Chauffage des bâtiments résidentiels collectifs et tertiaires » est une bonification qui multiplie le volume de certificats des opérations de remplacement d’une chaudière au charbon, au fioul ou au gaz par un équipement de chauffage renouvelable. Il est mis en œuvre par les obligés qui ont signé la charte correspondante.

Les coefficients pour le tertiaire

Équipement installé en remplacement d'une chaudière fossileFicheBonification
Pompe à chaleur air/eauBAT-TH-163Volume × 3
Pompe à chaleur eau/eau ou eau glycolée/eauBAT-TH-164Volume × 4
Système géothermiqueBAT-TH-162Volume × 5
Raccordement à un réseau de chaleur efficaceBAT-TH-127Bonification forfaitaire fonction de la surface chauffée

Les principales conditions

  • le bâtiment doit exister depuis plus de deux ans à la date d’engagement ;
  • l’opération doit être engagée auprès d’un obligé signataire de la charte, à compter de la prise d’effet de celle-ci ;
  • pour une pompe à chaleur ou une géothermie, l’impossibilité technique ou économique du raccordement à un réseau de chaleur doit être justifiée lorsque le bâtiment est situé à proximité d’un réseau ;
  • la facture doit mentionner la dépose de l’ancien équipement, sauf exceptions prévues (présence d’amiante, impossibilité d’évacuation sans destruction, équipement en terrasse nécessitant des moyens de levage exceptionnels) ;
  • une seule prime CEE est possible pour une même opération ;
  • selon les textes en vigueur, les travaux doivent être achevés au plus tard le 31 décembre 2027 : cette date est à confirmer au moment de l’engagement.
Coup de pouce chauffage tertiaire : vérifiez la date limite d'achèvement des travaux applicable à votre opération au moment de l'engagement.

Pourquoi ce coup de pouce compte pour le décret tertiaire

Le remplacement d’une chaudière fossile par une pompe à chaleur est souvent l’une des actions les plus structurantes pour atteindre l’objectif 2030 du décret tertiaire, en particulier en valeur absolue. Le coup de pouce en améliore fortement l’équation économique. Nous détaillons ce levier sur la page levier chauffage et climatisation.

Les erreurs qui coûtent cher

  • Signer le devis avant l’offre CEE : l’opération devient inéligible.
  • Accepter la première offre proposée par l’installateur sans comparaison.
  • Comparer des prix sans comparer les conditions de versement et de responsabilité.
  • Ignorer les règles de non-cumul : une opération peut en rendre une autre inéligible (voir fiches CEE tertiaire et industrie).
  • Négliger les mentions de facture : une mention manquante peut entraîner un rejet.

Notre rôle

Smart Tech, bureau d’études énergie indépendant, n’est lié à aucun obligé et ne perçoit pas de commission sur la vente de vos certificats. C’est ce qui nous permet de mettre réellement les offres en concurrence. Notre accompagnement CEE vise à maximiser le ROI de vos travaux : identification des fiches et bonifications, estimation des volumes, consultation des obligés et délégataires, analyse comparative des offres, sécurisation du calendrier et du dossier.

Questions fréquentes

Le prix du MWh cumac n’est pas fixé par l’État. Il résulte du marché des certificats, de la situation de chaque obligé et de la négociation. Il varie dans le temps et selon les opérations. C’est pourquoi la mise en concurrence de plusieurs offres, avant la signature du devis, est le meilleur moyen d’obtenir un prix conforme au marché.

Consultez plusieurs obligés ou délégataires avant la signature du devis de travaux, sur la base d’une description précise de l’opération. Comparez le prix au MWh cumac, mais aussi les modalités de versement, la répartition du risque en cas de contrôle et la durée de validité de l’offre. Formalisez l’offre retenue avant d’engager les travaux.

C’est une bonification CEE qui multiplie le volume de certificats lorsqu’une chaudière au charbon, au fioul ou au gaz est remplacée par une pompe à chaleur air/eau (× 3), une pompe à chaleur eau/eau (× 4), un système géothermique (× 5) ou un raccordement à un réseau de chaleur efficace, dans un bâtiment tertiaire de plus de deux ans.

Une seule prime CEE est possible pour une même opération. Le coup de pouce n’est pas une aide supplémentaire : c’est une bonification du volume de certificats de l’opération. D’autres aides publiques peuvent, selon leurs règles propres, être mobilisées en complément ; leur compatibilité doit être vérifiée au cas par cas.

Sources :

Faisons le point sur vos bâtiments