CEE pour les entreprises
La fiche BAT-EN-102 est la fiche CEE qui finance l’isolation des murs d’un bâtiment tertiaire existant, par l’intérieur ou par l’extérieur. C’est l’opération d’enveloppe la plus lourde, souvent couplée à un ravalement ou à une restructuration. La prime CEE n’en couvre qu’une partie, mais elle pèse dans l’arbitrage entre une isolation par l’extérieur et une simple rénovation de façade.
Mis à jour le 02/11/2026 · Lecture 4 min
La fiche BAT-EN-102 couvre la pose d’un doublage isolant sur les murs d’un local tertiaire existant. Les deux techniques sont admises : l’isolation thermique par l’intérieur (ITI), sous forme de complexe collé ou d’isolant sur ossature, et l’isolation thermique par l’extérieur (ITE), sous enduit ou sous bardage.
Le volume de certificats dépend de la surface d’isolant posée, de la zone climatique, de l’énergie de chauffage du bâtiment (électricité ou combustible) et de son secteur d’activité, auquel s’applique un facteur correctif. Le montant forfaitaire en kWh cumac figure dans la fiche officielle, selon la version en vigueur.
La fiche s’applique aux locaux du secteur tertiaire existants, réservés à une utilisation professionnelle. L’attestation sur l’honneur demande de confirmer que le bâtiment existe depuis plus de deux ans à la date d’engagement. Les constructions neuves et les extensions ne sont pas éligibles.
La résistance thermique R de l’isolation installée doit être supérieure ou égale à 3,7 m².K/W. Elle est évaluée selon les normes NF EN 12664, NF EN 12667 ou NF EN 12939 pour les isolants non réfléchissants, et selon la norme NF EN ISO 22097 pour les isolants réfléchissants.
Seul l’isolant mis en place est pris en compte : la résistance du mur existant ou d’un doublage ancien ne s’ajoute pas. Pour un isolant courant, ce seuil correspond à une épaisseur de l’ordre de 12 à 15 cm selon le matériau ; une ITI de faible épaisseur ne l’atteint généralement pas.
La mise en place doit être réalisée par un professionnel. La fiche ne fixe pas de qualification particulière pour le tertiaire dans sa version en vigueur.
Comme pour toute opération CEE, l’offre de l’obligé ou de son délégataire doit être acceptée avant la signature du devis de travaux. Sur un chantier de façade, le devis d’isolation est souvent intégré à un marché plus large : c’est la signature de ce marché qui engage l’opération. L’accord de l’obligé doit donc précéder la notification (voir CEE pour les entreprises).
La preuve de réalisation, en général la facture, doit mentionner :
À défaut, la facture doit indiquer la marque et la référence du matériau et la surface posée, et être complétée par un document du fabricant ou d’un organisme accrédité attestant qu’il s’agit d’un isolant et précisant sa résistance thermique, ou sa conductivité et son épaisseur. Si la référence existe en plusieurs épaisseurs, l’épaisseur posée doit impérativement figurer sur la facture. Sur un marché de façade, le cahier des charges doit imposer une ligne dédiée à l’isolation, avec ces mentions.
La fiche ne privilégie aucune technique, mais le choix a des conséquences :
Dans les deux cas, l’étude doit vérifier le comportement hygrothermique de la paroi, en particulier sur les murs anciens, pour éviter les désordres liés à l’humidité.
Pour un bâtiment soumis au décret tertiaire, l’isolation des murs est rarement le levier le plus rentable à court terme : son coût au mètre carré est élevé et le temps de retour long. Elle prend tout son sens lorsqu’un ravalement est de toute façon nécessaire, ou dans le cadre d’une restructuration lourde. Nous détaillons cette hiérarchie sur la page levier isolation.
La fiche BAT-EN-102 se cumule, sur un même bâtiment, avec les fiches BAT-EN-101 (combles et toitures) et BAT-EN-103 (plancher bas), qui portent sur des parois distinctes. Le phasage doit tenir compte des délais propres à chacune.
Le volume de certificats est fixé par la fiche, mais le prix auquel il est valorisé se négocie avec l’obligé ou son délégataire. Pour une ITE, les surfaces en jeu justifient une mise en concurrence sérieuse. Nous détaillons cette démarche sur la page valoriser ses CEE et coups de pouce.
Smart Tech, bureau d’études énergie indépendant, ne vend ni isolant ni travaux et n’est lié à aucun obligé. Nous intervenons pour :
La résistance thermique de l’isolation installée doit être supérieure ou égale à 3,7 m².K/W, par l’intérieur comme par l’extérieur. Seul l’isolant posé compte. La valeur est évaluée selon les normes NF EN 12664, 12667 ou 12939, ou NF EN ISO 22097 pour les isolants réfléchissants.
Oui. La fiche vise la mise en place d’un doublage isolant, complexe ou sur ossature, sur murs par l’intérieur ou par l’extérieur. Le seuil de résistance thermique est le même dans les deux cas. Le choix relève d’un arbitrage technique, architectural et financier propre à chaque bâtiment.
La fiche, dans sa version A64-3, est abrogée à compter du 1er mai 2027. Les opérations doivent être engagées avant cette date, après acceptation de l’offre de l’obligé. Une fiche révisée pourra lui succéder, selon la version alors en vigueur.
Rarement en l’état. La facture doit mentionner la mise en place d’une isolation des murs, la surface d’isolant posée et sa résistance thermique, ou à défaut la marque, la référence et l’épaisseur du produit. Une facture globale de ravalement sans ces mentions est une cause fréquente de rejet du dossier.